LES FEMMES ENTREPRENEURS EN FRANCE

 

Bertrand Duchéneaut – Muriel Orhan

 

Ed Seli Arslan 99

 

Objectif : atteindre la parité homme/Femme

Il existe une spécificité de l’entrepreunariat au féminin sur de nombreux plans et surtout manageurial.

Environ un quart des entreprises sont dirigées par des femmes

 

Promotion de l’égalité des chances dont l’équilibre du paradigme triangulaire : croissance économique/cohésion sociale/stabilité politique dépend largement

 

L’entrepreunariat au féminin est une source d’innovation

 

La femme au foyer est un mythe.

4 périodes historiques :

-                      période préindustrielle (fin 18eme)  pendant laquelle les femmes travaillent Le cadre de travail est familial

-                      Le 19eme siècle : industrialisation avec un nouvel accroissement des femmes travaillant.

1806 : 29% et 1911 : 36% comme  en 90.

-                      1920-1965 : tertiairisation de l’économie et culte de la femme au foyer. 1962 : 28%.

-                      1965 : Entrée massive des femmes sur le marché du travail du à l’éducation et la tertiairisation. 98 : 47% (homme : 62%) et la société de consommation  (ménage à 2 apporteurs.

 

L’emploi au féminin : la situation actuelle :

-                      Forte concentration sur certains métiers et fortes inégalités (surtout salariale) : Polarisation verticale et horizontale.

 

-                      Motivation :

1-       économique (autonomie financière) ou couple-association

2-       Enrichissement individuel et relationnel.

 

-                      Bilan chiffré : 45% des femmes travaillent (global : 55.2) : Les femmes sont légèrement plus touchées par le chômage (53%) ; leur taux d’activité est de 80% entre 25-49 ans  (95% des hommes) ; l’emploi est dans le tertiaire (81%) (hommes : 58%) et dans le secondaire (29%.

-                      Concentration dans des postes peu qualifiés.

 

-                spécificité ou inégalités.

Egalités juridiques : en 83, loi Roudy ; soumis aux aléas des négociations  collectives (en 15 ans, environ 30 plans d’égalité professionnelle).

Inégalités dans les pratiques.

Sous qualifications /déqualifications des emplois. Femmes peu présentes dans les réseaux.

Les emplois qui se féminisent se dévalorisent.

 

Leurs revenus sont de 10 à 30% inférieurs. Elles sous-estiment leur valeur

Le travail à temps partiel ou autres formes d’emploi précaires concernent 30 % des femmes et  5% des hommes.

 

Les taux de chômage féminins sont supérieurs : en France en 98, il est égal à 12 % des actifs (femmes : 13.8%)

 

Poids économiques des femmes entrepreneurs

 

(OCDE 97)

L’agrégation des actions des indépendants peut modifier le développement économique, régional, national, voir international, cristalliser la vitalité d’un pays par l’innovation, la prise de risque et la flexibilité.

 

90 : 37 millions d’indépendants dans l’OCDE (hors agriculture et aides familiales) sur 300 millions soit 12%.

France 8.6%.

La proportion d’indépendants  est plus élevée dans les pays méditerranéens.

France : 1.9 millions dont 26 % de femmes.

10/15% des emplois privés sont fournis par des femmes

 

 

TPE

PME

Total

Entreprise personnelle

65%

8

56

SARL

27

39

28

SA

6

51

13

Autres

2

2

2

 

Eveil entrepreneurial :  logiques

-                      Volonté de développement

-                      Recherche de l’insertion sociétale

Importance de l’environnement socioculturel.

Paradoxe de la culture nationale :

-                      Un indice de masculinité élevé prédispose à l’entrepreunariat

-                      Les barrières à l’entreprise féminine sont plus forte dans les pays à culture masculine dominante

-                      Les 2 effets se neutralisent.

 

Motivations

 

-                      facteur A (Friedman et Rosenman-74) lié à un mode de comportement or suractivité

-                      indépendance

-                      besoin d’accomplissement personnel

-                      Goût d’entreprendre et de diriger (leadership : Vision, confiance et adhésion) + pouvoir de contrôle interne (maîtrise de l’individu sur son environnement)+ prise de risques. Les femmes prennent des risques plus calculés.

-                      Revenus : Nécessité de la maximiser mais peu de femmes sont attirées par des motivations pécuniaires.

 

Mission sociale :

-                      Participation à l’activité économique et donc fournir des emplois

-                      Promouvoir l’image de la femme  comme égale à celle de l’homme

 

Statut social/Pouvoir : Moindre importance

 

Motivations liées à la nécessité :

-                      revenus

-                      Insatisfaction dans le travail salarié

-                      Flexibilité dans l’organisation du travail

-                      Difficulté de trouver un emploi salarié

 Motivations de volonté :

-                      indépendance : 29%

-                      Soucis d’accomplissement personnel : 23%

-                      Revenus :8%

 

La différence rentre les motivations des hommes et des femmes est plutôt dû à la socialisation.

 

Décision de la création :

-                      Freins financiers

-                      Importance du mentor et du soutien moral

-                      Peu de femmes créent des entreprises par rapport au potentiel existant.

Les femmes créent dans un climat de travail convivial et familial ( - 10 salariés)

Points positifs

Points négatifs

Capacité d’innovation

Capacité de générer des idées de produits/services

Approche des relations humaines

Aspects commerciaux et financiers

Recherche de conseils féminins : confiance.

 

Voir EFMD et ETHIC